Construction résidentielle au Québec : mises en chantier, achèvements et investissement réel
Cette page présente un résumé en français. La note économique, la présentation, le classeur et les fichiers de recherche sont en anglais.
Les mises en chantier ont rebondi en 2025, mais l’investissement résidentiel réel demeure inférieur à 2021. Résumé d’une étude descriptive sur l’activité et sa composition.
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La note économique présente l’interprétation; la présentation approfondit l’analyse, tandis que le classeur, les données et les sources documentent les calculs.
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Une reprise marquée, portée par les appartements
Le Québec a enregistré 59 864 mises en chantier en 2025, soit une hausse de 22,9 % par rapport à 2024 et de 53,8 % par rapport au creux de 2023. Le total demeure toutefois inférieur de 11,7 % au sommet de 2021. L’investissement résidentiel réel atteint 37,20 milliards de dollars de 2023 : il progresse de 11,9 % en 2025, mais demeure inférieur de 16,0 % à 2021.
Les appartements et autres types de logements représentent 79,6 % des mises en chantier et 92,9 % de leur augmentation annuelle. Cette catégorie ne correspond pas exclusivement au logement locatif : elle peut aussi comprendre des copropriétés et d’autres modes d’occupation.

Sources : Statistique Canada / SCHL; calculs : The Macromist. Données arrêtées au 30 octobre 2026.
La croissance des dépenses dépasse celle du volume de travaux
Entre 2019 et 2025, les mises en chantier augmentent de 24,8 %, l’investissement nominal de 56,0 % et l’investissement réel de seulement 4,0 %. L’investissement réel mesure la valeur des travaux corrigée des variations de prix; il ne s’agit pas d’un nombre de logements neufs.
Les rénovations représentent 47,9 % de l’investissement résidentiel mesuré aux prix courants en 2025, contre 45,9 % pour la construction neuve. Les conversions, les autres travaux et un résidu — principalement des projets mineurs non répartis entre ces catégories — complètent le total. Le périmètre de l’investissement est donc plus large que celui des seules mises en chantier.

Sources : Statistique Canada / SCHL; calculs : The Macromist. Données arrêtées au 30 octobre 2026.
Les achèvements exigent une lecture distincte
Les mises en chantier comptent les logements au début des travaux; les achèvements concernent souvent des projets commencés auparavant. La série provinciale comparable couvrant l’ensemble des régions s’arrête en 2022. Les changements de couverture de l’enquête à partir de 2023 empêchent de prolonger directement cette série jusqu’en 2025.
Le chiffre officiel de 51 389 achèvements au Québec en 2025 est présenté séparément dans l’étude, sous une couverture d’enquête changeante. Aucun taux de croissance par rapport aux anciens totaux de l’ensemble des régions n’est calculé. La différence entre mises en chantier et achèvements ne constitue pas une identité comptable exacte du stock de logements en construction.
Ce que permet de conclure l’étude
La reprise est concentrée dans les logements multiples, tandis que la rénovation demeure un marché important. Les volumes de logements, la valeur des travaux et le calendrier de livraison doivent être examinés ensemble. Les indicateurs ne sont pas entièrement indépendants : l’estimation de l’investissement résidentiel de Statistique Canada utilise notamment les données de mises en chantier de la SCHL.
Le contexte de financement et les perturbations liées à la COVID-19 éclairent la période, mais l’étude n’identifie pas les causes de la reprise. La SCHL n’a pas mené son enquête d’avril 2020 au Québec; le mois manquant n’est pas imputé. Les estimations sont révisables.
Méthodes et sources
L’analyse principale porte sur 2017–2025; la période commune aux trois indicateurs est 2017–2022. Les flux mensuels d’investissement non désaisonnalisés sont additionnés sur douze mois. Les comptes annuels de logements sont vérifiés à partir des quatre flux trimestriels. Les taux annualisés désaisonnalisés et les stocks de logements en construction ne sont pas additionnés.
Les montants réels proviennent de la série officielle en dollars constants de 2023. Une réserve sur les bases de prix de janvier et février 2017 conduit à retenir 2019 = 100 pour le principal graphique indiciel. Les séries archivées en bases différentes ne sont pas raccordées.
Sources principales : Statistique Canada / SCHL, tableau 34-10-0126-01; tableau 34-10-0135-01; Statistique Canada, tableau 34-10-0293-01. Le registre téléchargeable détaille les dix références, leurs dates d’accès et les limites de couverture.
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